Vers une économie équitable... Des indicateurs coconstruits pour une action politique et économique sous vigilance citoyenne

"Indicateurs" : Tout le monde en parle...  Un tour d'horizon rapide pour s'informer   Télécharger

 

  •  Pour le grand public « indicateur » a évoqué l’Indicateur Chaix : les horaires SNCF sur papier, disparu en 2007 victime de l’internet. Pour les Françaises et les Français « indicateur » évoque aussi l’Indicateur Bertrand le N°1 de la presse immobilière : le logement, une préoccupation à nouveau de plus en plus pressante, en ces mois de record de salariés qui rejoignent la case chômage sans trop être fixés sur un nouveau départ dans un monde plus équitable et solidaire. D’autres tous les hivers, depuis plusieurs décennies, privés de logements, à la rue sont morts tout simplement de froid dans une indifférence répétitive le « coup » médiatique passé.
  • Pour les experts tout particulièrement en économie, en sociologie, en environnement la création de nouveaux indicateurs parait avoir l’effet d’une drogue qui leur permet à longueur d’internet

-de contester les indicateurs utilisés,

-de tirer à boulet rouge sur certains ou de les charger de toutes les imperfections du monde

-de proposer de les changer pour construire un autre monde, tandis que d’autres experts contestent à leur tour les nouveaux indicateurs proposés sans en présenter de nouveaux.

Tous nos experts bien sûr recherchent entre eux la perfection pour qu’à la lumière de leurs projecteurs, nous allions vers le monde du bonheur.

Quelques indicateurs échappent à ces querelles intellectuelles sans fin. Ils naissent, bien sûr fragiles et fragilisés, et dès lors sont rarement mis en œuvre par ceux qui en ont réellement le pouvoir

  • Pour les élus politiques et syndicalistes nous en sommes encore à « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent » : «  indicateurs » attention danger car ne serait-ce pas un moyen pour les citoyennes et les citoyens de mesurer la tenue des engagements ? N’est ce d’ailleurs pas un secret de polichinelle que certains indicateurs nous sont tout simplement cachés, pas vraiment cachés : certains ne sont pas publiés, d’autres sont connus en particulier des pouvoirs publics qui ne les utilisent pas. Enfin certains sont présentés aux citoyens « très objectivement » d’une manière la plus abstraite possible par exemple le déficit de la sécurité sociale en milliards, très exactement 17,4 milliards pour 2011. Une visite sur le site http://www.securite-sociale.fr/-Chiffres-et-reperes- ne vous permettra pas d’obtenir la comparaison par rapport au budget global 2011 : 418 milliards en fait 4,16% soit 10,5 jours de cotisations sur 253 jours ouvrés en 2011(http://www.insee.fr/fr/indicateurs/cnat_trim/Pub_Meth/7g430.pdf). Est-il volontaire de ne pas faciliter la compréhension par les citoyens ?
  • Quant au monde de l’entreprise, celui des managers et des salariés, il vit depuis plusieurs dizaines d’années sous la loi des indicateurs sans le savoir. Plus chic, plus discret, plus efficace, ou plus asservissant et manipulateur cela s’appelle tableau de bord : un outil d’évaluation, de mesure et d’aide à la décision !

Les indicateurs se comptent par milliers. Dans leur conception, et leur mise en place quelle place pour les citoyennes et citoyens ?

  lire la suite  Télécharger

 

Été 2011, plusieurs rencontres avec les mondes de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), Politique et Syndical, nous ont permis d’entendre trois symphonies fort peu en harmonie avec les préoccupations des françaises et des français.

-  Première symphonie : tous orchestres des trois mondes réunis, « les gens s’engagent de moins en moins en citoyens, surtout les jeunes. Suit un allégro justifiant les cumuls de mandats, puis un lamento sur la non parité hommes femmes, dans la hiérarchie et les cercles décisionnels.

-  Deuxième symphonie : La marche de la reconnaissance de l’ESS est interprétée sous la direction de chefs de chœurs, porteurs de valeurs collectives. A moins de 500 élus, couverts d’innombrables mandats électifs ou représentatifs, ils sont maitres incontestés de l’utilisation de plusieurs centaines de milliards d’euros appartenant aux sociétaires de la bancassurance. Fortissimo certains réclament un engagement des acteurs de l’ESS dans la campagne présidentielle 2012. C’est leur deuxième concert après celui des élections régionales de 2010. Des paroles de l’ « Agir ensemble » destinées à une femme ou un homme providentiel. N’y a-t-il pas contradiction ? Les Françaises et les Français sont 150 millions de fois mutualistes ou coopérateurs. Leur presse compte plusieurs milliards de feuilles d’information chaque année. Depuis 2011 c’est aussi un renforcement de la publicité grand public radio télévision. Faire reconnaitre l’ESS n’est ce pas en premier lieu le « langage de la preuve » : en pratiquer les valeurs sous contrôle citoyen des sociétaires et dire ce que l’on fait ? Des modifications statutaires le permettraient immédiatement.

-  Troisième symphonie, la chanson est populaire et bien compris par des millions d’abstentionnistes (1) qui ne veulent plus d’une démocratie 100% délégataire qui ne correspond pas à leurs aspirations : élections politiques, élections syndicales et professionnelles un seul refrain : combien de sièges ? Pour les programme faisons confiance aux airs populaires : « paroles, paroles » , les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

 

Les mondes de l’Economie Sociale et Solidaire, Politique et Syndical nous ont paru plus que jamais confondre respect et confiance accordée par leurs électeurs. Rétablir la nécessaire confiance entre citoyens et élus est le préalable à la crédibilité de ce qui nous sera proposé pour résoudre les crises que nous traversons et retraversons.

 

Aujourd’hui, la seule démocratie politique, syndicale associative délégataire n’est pas suffisante pour répondre aux attentes et espérances. Aucune solution satisfaisante n’a été réellement mise en œuvre. Les citoyens n’ont pas été consultés et n’ ont pas pu proposer de solutions alternatives. 15 millions de français, un sur quatre, à 100€ près par mois sont au bord du ravin vertigineux de la précarité ou de la spirale du suicide.

Contrairement à une idée répandue, la pauvreté n’est pas source de révolte, l’injustice ressentie oui. 300 à 500 millions d’euros offerts médiatiquement par quelques dizaines de très riches ne seront qu’un seau d’eau déversé, en plein été au dessus du brasier d’une forêt méditerranéenne.

 

Pour agir, mesurer, contrôler la tenue des engagements pris par les élus

Pour orienter l'économique, le social, l'environnemental, le financier au niveau des territoires c'est à dire :

- agir pour reprendre la maitrise de notre argent déposé en banque et dont nous sommes les seuls propriétaires

- agir pour reprendre et préserver la souveraineté alimentaire qui est entrain de nous échapper

- agir en direction des élus, pour mesurer avec eux le chemin à parcourir et le chemin parcouru sur leur territoire, en matière de terres agricoles disponibles, de disponibilités financières

nous proposons la mise en place d’indicateurs citoyens comme instruments d’appréciation de mesure, d’évaluation du « je fais ce que je dis ». Au cours des entretiens du Club de Budapest nous présenterons nos premiers travaux et en particulier

L’Indicateur investissement en local des dépôts locaux:« Les pauvres épargnent pour les riches »

En France 60% des dépôts sont confiés aux coopératives et mutuelles de la bancassurance 83 départements sont en dessous du Pib moyen (valeur Insee 2005) Pourquoi les fonds déposés dans les banques de 78 départements (8 départements sur 10), ont-ils été investis dans seulement 18 départements 

En 2010, 7 régions, 18 départements ont bénéficié d’encours de crédits supérieurs à leur participation aux encours de dépôts.

 

En 2012 et 2013

a)     pour les élus, nous proposerons au débat la mise en œuvre d’indicateurs supplémentaires (logement social, vie associative, empreinte écologique...) permettant de composer un tableau de bord citoyen à l'échelle des territoires, un tableau de bord transparent et accessible à tous.

Pour faciliter la mise en place de ces indicateurs au niveau local, une proposition de loi ou des décrets seront nécessaires rendant obligatoire la publication des données disponibles non publiées.

b)    pour la bancassurances nous proposerons un tableau synthétique permettant la comparaison entre banques et assurance d’une dizaine de « chiffres clés citoyens »

c)     pour les monnaies locales en étroite collaboration avec les experts comptables et des praticiens nous mettrons en débat un outil citoyen d’appréciation des monnaies à partir de critères immédiats et de progrès.

Coanimateur Ap2E Agir pour une Economie Equitable

Jean Pierre Caldier (2)

 

Note (1) (municipales 1983 : 21,6% - 2008 : 35,5% / cantonales 1985 : 33,3% - 2011 : 55,6% / régionales 1986 25,2% - 2010 49,5%   / Européennes 1989 : 51,2% 2009 : 59,3% / Présidentielles 1981 18,9% 2007 16,2% / Législatives 1981 29,1% 2007 : 39,6%) (résultats calculés sur les inscrits auxquels devraient s’ajouter de 10 à 13% de non inscrits) (source wikipédia) (élection prud’homales 1982 41% - 2008 : 74,5%)

Note (2) Article spécifique Club de Budapest septembre 2011 n’engageant que son auteur

Des indicateurs co construits pour une action politique et économique sous contrôle citoyen
Article indicateurs 11 2012 versionmaj
Document Adobe Acrobat 1.3 MB

Rechercher sur le site

Droit de préemption des salariés 

Le gouvernement et nos élus ne l'ont pas souhaité.

La reprise en Scop c'est maintenir  et développer l'emploi un exemple dans le bâtiment la Scop BOUYER

la scop qui tire le marché français de la brique en terre cuite

lire plus

 

Le Guide  

de l'Economie Equitable

un ouvrage collectif

Sylvie Mayer et Jean Pierre Caldier
coauteurs et coordinateurs

 

S'offrir ou offrir un livre, soutenir un projet solidaire

acheter sur le web 10€

sommaire contenu auteurs


 

Ap2E « Agir pour une Économie Équitable »

a vocation à rassembler des citoyennes et citoyens qui souhaitent au delà de leur citoyenneté politique exercer une citoyenneté économique dans le cadre d'une démocratie participative.

Ap2E « Agir pour une Économie Équitable »

a vocation à mettre à votre disposition des outils pour agir concrètement seul ou ensemble dans le cadre d'actions de lobbying en direction des responsables politiques, économiques, associatifs de notre pays et d’Europe.