"Indicateurs" : Tout le monde en parle... Un tour d'horizon rapide pour s'informer Télécharger
-de contester les indicateurs utilisés,
-de tirer à boulet rouge sur certains ou de les charger de toutes les imperfections du monde
-de proposer de les changer pour construire un autre monde, tandis que d’autres experts contestent à leur tour les nouveaux indicateurs proposés sans en présenter de nouveaux.
Tous nos experts bien sûr recherchent entre eux la perfection pour qu’à la lumière de leurs projecteurs, nous allions vers le monde du bonheur.
Quelques indicateurs échappent à ces querelles intellectuelles sans fin. Ils naissent, bien sûr fragiles et fragilisés, et dès lors sont rarement mis en œuvre par ceux qui en ont réellement le pouvoir
Les indicateurs se comptent par milliers. Dans leur conception, et leur mise en place quelle place pour les citoyennes et citoyens ?
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L’Indicateur investissement en local des dépôts locaux:
« Les pauvres épargnent pour les riches »
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En septembre 2011 :
Les encours de dépôts dans les banques s’élevaient à 1.409 milliards pour 1.313 mrds en octobre 2010 soit une progression de 7%.
Les encours de crédits s’élevaient à 1.681 milliards en septembre 2011 pour 1.581 mrds en octobre 2010 (+6,3%) et pour 1.511 mrds en septembre 2009.
La progression des dépôts des citoyens a donc été plus importante que la progres-sion des crédits accordés par les banques.
Dépôts : les comptes ordinaires ont progressé de +7% contre + 9,5% de 2010 sur 2009, les livrets courants de 10,8% contre +5,3% de 2010 sur 2009, les livrets d’épargne populaire ont diminué de 5 %, les livrets de développement durable ont progressé de seulement 1,2% et les plan d’épargne logement de +3,2%.
Pourquoi une progression aussi importante des comptes non rémunérés par rapport aux comptes rémunérés ?
Crédits : les crédits d’équipement ont progressé de +6,1% pour + 4,4% de 2010 sur 2009, les crédits à l’habitat de 7,1% pour +7,5% de 2010 sur 2009, les crédits de trésorerie progressé de +6,1% alors qu’ils avaient diminués de 1,2% de 2010 sur 2009
Pourquoi la progression des crédits est dans l’ensemble inférieure à la progression des dépôts ? Alors que cela concerne directement la reprise économique, les crédits concernant les entreprises progressent moins vite que les crédits à l’habitat qui eux même ont une progression moindre que l’année dernière. Les crédits à l’habitat seraient-ils plus rémunérateurs que les crédits à l’entreprise ?
Les pauvres épargnent pour les riches
Eté 2011, plusieurs rencontres avec les mondes de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), Politique et Syndical, nous ont permis d’entendre trois symphonies fort peu en harmonie avec les préoccupations des françaises et des français.
- Première symphonie : tous orchestres des trois mondes réunis, « les gens s’engagent de moins en moins en citoyens, surtout les jeunes. Suit un allégro justifiant les cumuls de mandats, puis un lamento sur la non parité hommes femmes, dans la hiérarchie et les cercles décisionnels.
- Deuxième symphonie : La marche de la reconnaissance de l’ESS est interprétée sous la direction de chefs de chœurs, porteurs de valeurs collectives. A moins de 500 élus, couverts d’innombrables mandats électifs ou représentatifs, ils sont maitres incontestés de l’utilisation de plusieurs centaines de milliards d’euros appartenant aux sociétaires de la bancassurance. Fortissimo certains réclament un engagement des acteurs de l’ESS dans la campagne présidentielle 2012. C’est leur deuxième concert après celui des élections régionales de 2010. Des paroles de l’ « Agir ensemble » destinées à une femme ou un homme providentiel. N’y a-t-il pas contradiction ? Les Françaises et les Français sont 150 millions de fois mutualistes ou coopérateurs. Leur presse compte plusieurs milliards de feuilles d’information chaque année. Depuis 2011 c’est aussi un renforcement de la publicité grand public radio télévision. Faire reconnaitre l’ESS n’est ce pas en premier lieu le « langage de la preuve » : en pratiquer les valeurs sous contrôle citoyen des sociétaires et dire ce que l’on fait ? Des modifications statutaires le permettraient immédiatement.
- Troisième symphonie, la chanson est populaire et bien compris par des millions d’abstentionnistes (1) qui ne veulent plus d’une démocratie 100% délégataire qui ne correspond pas à leurs aspirations : élections politiques, élections syndicales et professionnelles un seul refrain : combien de sièges ? Pour les programme faisons confiance aux airs populaires : « paroles, paroles » , les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.
Les mondes de l’Economie Sociale et Solidaire, Politique et Syndical nous ont paru plus que jamais confondre respect et confiance accordée par leurs électeurs. Rétablir la nécessaire confiance entre citoyens et élus est le préalable à la crédibilité de ce qui nous sera proposé pour résoudre les crises que nous traversons et retraversons.
Aujourd’hui, la seule démocratie politique, syndicale associative délégataire n’est pas suffisante pour répondre aux attentes et espérances. Aucune solution satisfaisante n’a été réellement mise en œuvre. Les citoyens n’ont pas été consultés et n’ ont pas pu proposer de solutions alternatives. 15 millions de français, un sur quatre, à 100€ près par mois sont au bord du ravin vertigineux de la précarité ou de la spirale du suicide.
Contrairement à une idée répandue, la pauvreté n’est pas source de révolte, l’injustice ressentie oui. 300 à 500 millions d’euros offerts médiatiquement par quelques dizaines de très riches ne seront qu’un seau d’eau déversé, en plein été au dessus du brasier d’une forêt méditerranéenne.
Pour agir, mesurer, contrôler la tenue des engagements pris par les élus
Pour orienter l'économique, le social, l'environnemental, le financier au niveau des territoires c'est à dire :
- agir pour reprendre la maitrise de notre argent déposé en banque et dont nous sommes les seuls propriétaires
- agir pour reprendre et préserver la souveraineté alimentaire qui est entrain de nous échapper
- agir en direction des élus, pour mesurer avec eux le chemin à parcourir et le chemin parcouru sur leur territoire, en matière de terres agricoles disponibles, de disponibilités financières
nous proposons la mise en place d’indicateurs citoyens comme instruments d’appréciation de mesure, d’évaluation du « je fais ce que je dis ». Au cours des entretiens du Club de Budapest nous présenterons nos premiers travaux et en particulier
L’Indicateur investissement en local des dépôts locaux:« Les pauvres épargnent pour les riches »
En France 60% des dépôts sont confiés aux coopératives et mutuelles de la bancassurance 83 départements sont en dessous du Pib moyen (valeur Insee 2005) Pourquoi les fonds déposés dans les banques de 78 départements (8 départements sur 10), ont-ils été investis dans seulement 18 départements
En 2010, 7 régions, 18 départements ont bénéficié d’encours de crédits supérieurs à leur participation aux encours de dépôts.
En 2012 et 2013
a) pour les élus, nous proposerons au débat la mise en œuvre d’indicateurs supplémentaires (logement social, vie associative, empreinte écologique...) permettant de composer un tableau de bord citoyen à l'échelle des territoires, un tableau de bord transparent et accessible à tous.
Pour faciliter la mise en place de ces indicateurs au niveau local, une proposition de loi ou des décrets seront nécessaires rendant obligatoire la publication des données disponibles non publiées.
b) pour la bancassurances nous proposerons un tableau synthétique permettant la comparaison entre banques et assurance d’une dizaine de « chiffres clés citoyens »
c) pour les monnaies locales en étroite collaboration avec les experts comptables et des praticiens nous mettrons en débat un outil citoyen d’appréciation des monnaies à partir de critères immédiats et de progrès.
Coanimateur Ap2E Agir pour une Economie Equitable
Jean Pierre Caldier (2)
Note (1) (municipales 1983 : 21,6% - 2008 : 35,5% / cantonales 1985 : 33,3% - 2011 : 55,6% / régionales 1986 25,2% - 2010 49,5% / Européennes 1989 : 51,2% 2009 : 59,3% / Présidentielles 1981 18,9% 2007 16,2% / Législatives 1981 29,1% 2007 : 39,6%) (résultats calculés sur les inscrits auxquels devraient s’ajouter de 10 à 13% de non inscrits) (source wikipédia) (élection prud’homales 1982 41% - 2008 : 74,5%)
Note (2) Article spécifique Club de Budapest septembre 2011 n’engageant que son auteur